TINTIGNY

 

 Transmission de la mémoire

 

 

Le 29 septembre 1914, 116 hommes du 12ème Régiment de Ligne perdent la vie dans la bataille de Neeravert (Londerzeel). Flamands, Wallons, ils viennent de tout le pays, parfois de très près, ou de tous les coins de Wallonie.  

 

Parmi eux, Camille Jacques, 27 ans, le premier de Tintigny à mourir au front.  De son métier facteur mais aussi menuisier.  Nul doute que le maniement du rabot et du trusquin lui est bien plus familier que celui du fusil Mauser à baïonnette, qui alors équipe les fantassins.

 

A Londerzeel, le régiment défend contre l'envahisseur la place d'Anvers, protégée par une ceinture de forts comme le sont Liège et Namur.  S'y trouvent regroupées les troupes de campagne qui plus tard rejoindront le front de l'Yser.

 

En 1922, le retour à Tintigny de la dépouille du jeune Camille rassemble dans une vive émotion une foule considérable.  Il est l'un des tout premiers à être inhumé dans le nouveau cimetière du village.  Triste privilège. 

 

Ce lundi 29 septembre, sous une pluie glaciale, les descendants des soldats tombés "au champ d'honneur" à Londerzeel se sont réunies là-bas, en présence des autorités civiles et militaires, d'un représentant allemand, et de deux pelotons du valeureux 12ème Régiment de Ligne, actuellement basé à Spa, et dont l'écusson orne désormais le monument de Neeravert.